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La thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT)

« Pain is necessary, suffering is optional » (« La douleur est incontournable, mais souffrir est optionnel. ») Cet aphorisme, l’écrivain japonais Haruki Murakami s’en sert quand il court le marathon.

Durant les moments de grande souffrance, il a appris à contrôler sa douleur, en apprenant à la mettre à distance de soi, à l’observer comme s’il s’agissait d’un phénomène étranger, comme si son corps ne lui appartenait pas. A force d’entrainement, on parvient ainsi à rendre la douleur moins pénible, lui accorder moins d’importance, à ne pas se laisser envahir par elle. Et donc à poursuivre sa course. C’est sur ce même principe qu’est fondée la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT).

L’ACT a été inventée dans les années 1980, par un groupe de psychothérapeutes américains dont Steven C. Hayes.

L’ACT fait partie de la « troisième génération » des TCC (thérapies comportementales et cognitives). 

La première génération, s’appuyant sur le béhaviorisme, reposait sur l’usage du conditionnement (et les techniques de désensibilisation).

La deuxième, plus cognitive, visait à la prise de conscience de ses pensées routinières et ses émotions, inadaptées afin de les transformer.

Pour l’ACT, il est vain de chercher à lutter contre ses pensées négatives et ses émotions pathologiques telle que la peur, la colère, l’angoisse, la tristesse, la timidité, la culpabilité.

Ces émotions sont inéluctables car elles font partie des réactions psychiques fondamentales de tout être humain : ce sont des mécanismes de défense qui accompagnent le vivant. Comme pour la douleur : on peut la maîtriser, mais pas la supprimer. Les tentatives pour tenter d’éliminer les pensées négatives sont donc vouées à l’échec.

Pire, elles contribuent même à renforcer leur importance, comme ces idées que l’on cherche à chasser de l’esprit et qui reviennent en boucle.

L’ACT consiste d’abord dans « l’acceptation » de ses émotions négatives. Le mot ne doit pas être entendu comme synonyme de résignation, mais dans son sens actif, comme dans l’expression « accepter un rendez-vous » ou « accepter une proposition ». L’acceptation est une forme de réception volontaire : elle admet et reconnaît la souffrance psychologique (la tristesse, la culpabilité, la peur, la honte), mais en refusant de se laisser envahir par elle. Une fois la douleur psychologique « acceptée », elle ne doit plus être un frein à l’action.

C’est alors qu’intervient le deuxième axe de la thérapie : l’engagement. L’ACT vise justement à s’engager dans les activités importantes sans se laisser paralyser par ses peurs, ses angoisses ou tout autre forme de résistance psychologique. Comme le marathonien, le patient ne peut éviter de connaître la douleur, mais il sait maintenant maîtriser sa souffrance. Elle ne le pousse plus à abandonner. Il peut la dominer et donc poursuivre sa course.